J’ai un carcinome basocellulaire
Le cancer de la peau le plus fréquent
Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent.
Contrairement au mélanome ou au carcinome épidermoïde, il reste presque toujours localisé à la peau et donne très rarement des métastases.
Qu’est-ce qu’un carcinome basocellulaire ?
Chaque année en France, environ 50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués.
Comprendre les différents types de carcinomesEst-ce un cancer grave ?
Le carcinome basocellulaire est généralement considéré comme un cancer peu grave, car il évolue lentement et reste le plus souvent localisé à la peau.
Contrairement à certains autres cancers cutanés, comme le mélanome, il donne très rarement des métastases (c’est-à-dire qu’il se propage très rarement vers d’autres organes). Le risque vital est donc faible.
Cependant, il est important de le traiter sans tarder.
Même s’il évolue lentement, le carcinome basocellulaire peut continuer à s’étendre localement et devenir plus difficile à traiter s’il est pris en charge tardivement.
Dans la grande majorité des cas, un traitement précoce permet une guérison complète.
Pourquoi ai-je développé un carcinome basocellulaire ?
Le carcinome basocellulaire est principalement lié à l’exposition aux rayonnements ultraviolets (les fameux UV), qu’ils proviennent du soleil ou des cabines de bronzage.
Au fil des années, ces expositions répétées peuvent endommager les cellules de votre peau et favoriser l’apparition d’un cancer cutané.
Certaines personnes présentent également un risque plus élevé de développer un carcinome basocellulaire, notamment :
Ces cancers apparaissent le plus souvent sur les zones de la peau les plus exposées au soleil : comme le visage, le cuir chevelu, le cou ou les mains.
Même si ces facteurs augmentent le risque, un carcinome basocellulaire peut aussi apparaître chez des personnes qui n’en présentent pas.
Comment protéger sa peau du soleil ?À quoi ça ressemble un carcinome basocellulaire ?
Le carcinome basocellulaire (voir la section « Comprendre les Cancers de la Peau ») peut prendre plusieurs aspects sur votre peau.
Il apparaît le plus souvent sous la forme d’une petite lésion qui évolue lentement. Il peut par exemple se présenter comme :
Ces lésions sont le plus souvent indolores, ce qui peut expliquer pourquoi elles passent parfois inaperçues pendant un certain temps.
L'auto-examen de la peauUn carcinome basocellulaire, ça fait mal ?
Dans la plupart des cas, le carcinome basocellulaire ne provoque pas de douleur, ce qui explique qu’il puisse passer inaperçu pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Il peut cependant arriver que la lésion saigne légèrement, forme une croûte ou ne cicatrise pas, surtout si elle est frottée ou manipulée.
L’absence de douleur ne signifie donc pas qu’il ne faut pas consulter : une tache, une plaie ou un bouton qui persiste sur votre peau doit toujours être examiné par votre médecin.
Le diagnostic d’un carcinome basocellulaire
Le diagnostic d’un carcinome basocellulaire repose d’abord sur un examen clinique de la peau réalisé par votre médecin.
Que faire si mon dermatologue est indisponible ?
En cas de doute sur une lésion cutanée, votre médecin traitant peut également demander l’avis d’un dermatologue, afin d’accélérer la prise en charge si nécessaire.
Faut-il faire des examens complémentaires ?
Le carcinome basocellulaire reste le plus souvent localisé à la peau et donne très rarement des métastases : il n’est donc généralement pas nécessaire de réaliser des examens d’imagerie (scanner, IRM…).
Dans certaines situations particulières, notamment lorsque la lésion est très étendue ou située dans une zone complexe, le médecin peut demander des examens supplémentaires pour mieux préparer votre traitement.
Les traitements d’un carcinome basocellulaire
Le traitement d’un carcinome basocellulaire dépend de sa taille, de sa localisation et de sa forme.
Dans la grande majorité des cas, le traitement permet une guérison complète.
Plusieurs options peuvent être proposées par le dermatologue :
Chirurgie
La chirurgie est le traitement le plus fréquent du carcinome basocellulaire.
Elle consiste à retirer la lésion avec une petite marge de peau saine autour, afin de s’assurer que toutes les cellules cancéreuses ont bien été enlevées. L’intervention se réalise généralement sous anesthésie locale, le plus souvent en cabinet ou en clinique, et dure peu de temps. Elle peut être réalisée par un dermatologue ou un chirurgien.
Dans la très grande majorité des cas, la chirurgie permet la guérison définitive.
Techniques alternatives
Dans certaines situations, notamment pour des lésions superficielles, des traitements non chirurgicaux peuvent être proposés.
Il peut s’agir de techniques de destruction locale de la lésion, réalisées par le dermatologue.
Le choix de ces méthodes dépend du type de carcinome et de sa localisation.
Crèmes et autres
Certains carcinomes basocellulaires superficiels peuvent également être traités par des crèmes médicamenteuses appliquées sur la peau.
Ces traitements sont utilisés dans des situations particulières et doivent toujours être prescrits et suivis par votre dermatologue.
Comment se passe la chirurgie d’un carcinome basocellulaire ?
Dans la majorité des cas, le carcinome basocellulaire est traité par une intervention chirurgicale simple.
L’opération consiste à retirer la lésion avec une petite marge de peau saine autour, afin de s’assurer que toutes les cellules cancéreuses ont été enlevées.
Après l’intervention, des points de suture peuvent être nécessaires. Ils sont retirés quelques jours plus tard, selon la zone opérée.
Dans la plupart des cas, les suites sont simples. Vos activités quotidiennes peuvent généralement être reprises rapidement, même si certaines zones du corps peuvent nécessiter quelques jours de repos ou un arrêt de travail.
Et les cicatrices ?
Comme pour toute intervention chirurgicale, une cicatrice est inévitable. Sa taille dépend principalement de la taille du carcinome et de sa localisation.
Les chirurgiens cherchent toujours à retirer la tumeur tout en préservant au maximum l’aspect esthétique de la peau.
Avec le temps, la cicatrice s’atténue progressivement. Dans certains cas, des soins spécifiques ou des conseils dermatologiques peuvent aider à améliorer son aspect.
Après le traitement d’un carcinome basocellulaire
Après votre traitement, quelques soins locaux peuvent être nécessaires pour favoriser votre cicatrisation. Le médecin vous indiquera comment nettoyer votre plaie, protéger la zone traitée et surveiller votre cicatrice.
Dans la plupart des cas, la guérison est obtenue après l’intervention.
La lésion retirée est généralement analysée au microscope, afin de confirmer le diagnostic et de vérifier que le carcinome a été enlevé complètement.
Une consultation de contrôle peut être prévue pour vérifier la cicatrisation et le résultat du traitement. Même après un traitement réussi, il reste important de surveiller régulièrement votre peau et de consulter en cas d’apparition d’une nouvelle lésion ou d’un changement sur la peau.
Surveiller sa peau : comment réaliser un auto-examen ?Un carcinome basocellulaire peut-il récidiver ?
Oui, il est possible qu’un carcinome basocellulaire récidive, même si cela reste relativement rare lorsque la lésion a été retirée complètement.
Dans certains cas, le carcinome peut réapparaître au même endroit, ou bien un nouveau carcinome basocellulaire peut se développer ailleurs sur votre peau, en particulier sur les zones exposées au soleil.
C’est pourquoi un suivi médical et une surveillance régulière de votre peau sont importants après le traitement.
Apprendre à observer votre peau et repérer une tache, une croûte ou un bouton qui ne cicatrise pas permet de détecter rapidement une nouvelle lésion et de consulter si nécessaire.
Le risque de mélanome est-il plus élevé après un carcinome basocellulaire ?
Après un carcinome basocellulaire, le risque de développer un autre cancer de la peau, notamment un mélanome, peut être légèrement plus élevé.
Cela s’explique surtout par les facteurs de risque communs, comme l’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV), la peau claire ou les antécédents d’exposition solaire importante.
Pour cette raison, il est recommandé de surveiller régulièrement votre peau, d’apprendre à repérer les changements éventuels (une tache nouvelle, un grain de beauté qui évolue…) et de consulter un médecin en cas de doute. Votre médecin ou votre dermatologue pourra également vous conseiller un suivi adapté à votre situation.
Reconnaître les signes du mélanomeLe suivi médical d’un carcinome basocellulaire
Après le traitement d’un carcinome basocellulaire, un suivi médical est recommandé afin de vérifier votre cicatrisation et de surveiller l’apparition éventuelle de nouvelles lésions sur la peau. Ce suivi permet également de détecter précocement d’autres cancers de la peau, notamment chez les personnes ayant des facteurs de risque.
À quelle fréquence dois-je consulter ?
La fréquence des consultations dépend de votre situation personnelle, du nombre de carcinomes que vous avez ou avez eu et de vos facteurs de risque.
Dans la plupart des cas, votre médecin ou votre dermatologue peut recommander une consultation de contrôle régulière, en particulier dans les premières années suivant le traitement.
Entre ces consultations, il est important de surveiller régulièrement votre peau vous-même, et de consulter si vous remarquez une tache, une croûte, un bouton ou un grain de beauté qui apparaît ou qui change.
Eviter un nouveau carcinome basocellulaire
Après un carcinome basocellulaire, il est important de protéger sa peau des rayonnements ultraviolets (UV) afin de réduire le risque de développer une nouvelle lésion.
Quelques mesures simples permettent de limiter ce risque :
À retenir
Questions fréquentes (FAQ)
Un carcinome basocellulaire peut apparaître sous la forme d’une petite plaie qui ne cicatrise pas, d’une croûte qui revient régulièrement, d’un bouton rosé ou translucide, ou parfois d’une tache plus foncée.
Ces lésions sont le plus souvent indolores et évoluent lentement.
Non, un carcinome basocellulaire ne disparaît pas spontanément. Sans traitement, il peut continuer à s’étendre localement sur la peau.
Il est donc important de consulter un médecin et de le traiter.
Oui. Une personne ayant déjà eu un carcinome basocellulaire peut en développer d’autres au cours de sa vie, en particulier sur les zones exposées au soleil.
C’est pourquoi une surveillance régulière de la peau est recommandée.
Le carcinome basocellulaire est généralement peu grave, car il évolue lentement et reste le plus souvent localisé à la peau.
Cependant, s’il n’est pas traité, il peut continuer à s’étendre localement et devenir plus difficile à retirer.
Les métastases sont extrêmement rares dans le carcinome basocellulaire.
Ce cancer reste presque toujours limité à la peau.
Dans la grande majorité des cas, le carcinome basocellulaire n’est pas héréditaire.
Il est surtout lié à l’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) du soleil ou des cabines de bronzage.
Les cancers cutanés sont souvent liés à des expositions solaires anciennes, parfois remontant à plusieurs décennies.
Même si vous vous protégez aujourd'hui, les dommages causés par les UV au cours de la vie peuvent favoriser leur apparition.
Oui, mais dans une moindre mesure. Il est primordial de protéger sa peau des UV.
Il est recommandé d’éviter les expositions prolongées, de rechercher l’ombre, de porter des vêtements protecteurs et d’utiliser une protection solaire adaptée.
Oui, il est possible qu’un carcinome basocellulaire récidive ou qu’un nouveau carcinome apparaisse ailleurs sur la peau.
C’est pourquoi une surveillance régulière de la peau et un suivi médical sont recommandés.
Le dépistage des cancers de la peau
Le traitement consiste le plus souvent en une intervention chirurgicale rapide, réalisée sous anesthésie locale.
L’intervention dure généralement moins d’une heure.
Le traitement est généralement peu douloureux, car l’intervention est réalisée sous anesthésie locale.
Après l’opération, une gêne légère peut parfois apparaître pendant quelques jours.